lundi 25 août 2014

J'ai vu le loup !!!

Vous le savez, cet été, je suis allée dans les Alpes me ressourcer, randonner, et manger des pizzas. Mais une des choses que je voulais absolument faire, c'était visiter la filature du Valgaudemar. En tricoteuse indigne, je n'avais aucune idée de comment est produite la laine, c'est maintenant une lacune de comblée !

Je vais vous montrer ce que j'ai vu, par contre, c'était il y a trois semaines et j'ai certainement oublié des choses, donc si je me trompe, n'hésitez pas à me le dire dans les commentaires !

Par contre je vous préviens il y a pas mal de photos, et je vous invite fortement à aller faire une visite sur place si vous passez par là : http://www.filatureduvalgaudemar.com/fr/content/16-visite-guidee

On commence par la toison, que la filature reçoit déjà lavée :


Celle-ci est passée dans "Le loup", une très vieille machine avec des dents qui sépare la laine et "l'aspire" vers une autre pièce où elle retombe en s'étalant. A l'époque, cette opération était réalisée à la main !


Ci-dessus, le fameux Loup, qui date d'une centaine d'année, comme toutes les machines utilisées (impressionnant !)


Là, j'avoue que je n'ai pas trop compris, la laine subit une opération pour être transformée en nappe (voir la photo suivante). Est-ce qu'elle est écrasée, aplatie ? O'Kryn me fait remarquer qu'elle est certainement cardée (heu, par contre, pour comprendre ce que ça veut dire, je vous invite à aller voir ici)


La nappe, donc, c'est ce genre de truc tout fin, arachnéen, qui est replié sur elle-même en plusieurs couches, pour finalement être transformée en un très gros fil à l'apparence solide.


Mais c'est un leurre, parce que ce gros fil tout doux est très fragile, si on tire dessus, tout s'effiloche.


Quand je vous disais que les machines étaient vieilles !


Revenons-en à nos moutons (haha!) : ce gros fil, que vous voyez sur le haut de la photo, est tordu et retordu en bobines, pour en faire un résultat plus fin et surtout beaucoup plus solide ! 

Ce fil est ensuite de nouveau tordu, puis on en fait des échevaux. Ceux-ci sont teints dans des grandes cuves, puis mis à rincer et sécher.


Pour finir, cet échevau est mis en pelote ! Au total, c'est plus de vingt opérations que subit la laine. J'ai trouvé ça très impressionnant ! Et depuis que j'ai vu la fabrication, je vous avoue que je rêve d'apprendre à filer la laine... Je vais essayer de faire un stage cette année pour voir si ça me plaît !

Mais évidemment, vous pensez bien que je n'ai pas ramené que des photos... Voici ce qui se trouve maintenant dans mon stock :


10 pelotes d'andine (j'adore cette laine !) coloris Aster dont je vais faire ceci 

Et 26 pelotes de Cusco coloris canard. C'est beaucoup vous me direz, mais chéri et moi avons tous les deux craqué pour cette laine et cette couleur, du coup j'ai pris assez (enfin j'espère!) pour nous faire à chacun un tricot bien chaud pour cet hiver.

Voilà, j'espère ne pas vous avoir trop barbé avec cet article, mais j'ai vraiment trouvé cette visite très intéressante. Et j'ai hâte de commencer à tricoter cette laine ^^

4 commentaires:

  1. Là, j'avoue que je n'ai pas trop compris, la laine subit une opération pour être transformée en nappe (voir la photo suivante). Est-ce qu'elle est écrasée, aplatie ?

    => je dirais qu'elle est cardée (carder). Sympa de nous faire partager cette visite. Je connais la méthode "antique" mais sur machine, je n'avais aucune de comment ça se faisais.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Aaaah... et la lumière fût ! Merci, c'est exactement ça ^^

      Supprimer
  2. Rôoo, moi aussi ça me tente le méridien !

    RépondreSupprimer